A l'évidence l'exercice 2006 et ses résultats contrastés restera le prémice d'un exercice « charnière » à l'issue duquel il a été nécessaire d'envisager sans état d'âme l'assainissement de notre portefeuille et d'engager une profonde réorganisation dans différents domaines pour repartir sur des bases plus adaptées au contexte dans lequel nous évoluons.
Ces orientations devant concourir à l'amélioration des prestations à l'endroit de nos clients doivent à terme permettre d'optimiser le positionnement de la BICIAB sur son marché.
En parallèle les investissements initiés en 2006 ont été poursuivis et se sont traduits en 2007 par l'ouverture de la nouvelle agence « Prestige » avenue KWAME N'KRUMAH et de l'agence ZOGONA dont l'activité est avant tout orientée en faveur de la clientèle de particuliers.
Dans ce cadre nous avons du prendre des dispositions drastiques en matière de provisionnement de créances douteuses conformément aux préconisations de la commission bancaire mais aussi poursuivre cette action « Vérité » au cours de l'exercice 2007, tandis qu'un cadre certes plus contraignant était mis en place au niveau de l'activité « crédit » de la BICIAB quitte à devoir régresser dans un premier temps en terme de part de marché.
Au-delà de la recherche d'une amélioration de nos risques nous attendons également de nos équipes une meilleure qualité de service à l'endroit de la clientèle de « standing » que nous privilégions, le terme « standing » n'ayant à nos yeux et dans le contexte qui est le nôtre aucune connotation de taille ou d'origine mais étant avant tout une référence à des qualités telles que la rigueur de gestion, le sérieux des dirigeants des entreprises clientes etc. autant de critères qui doivent prévaloir pour créer des conditions de partenariat entre une banque et ses clients.
Cette orientation nouvelle nécessite à tous les niveaux des remises en cause non négligeables dont je conviens qu'elles ne soient pas toujours faciles à concrétiser. Il n'empêche que partant du principe qu'elles sont incontournables mais qu'elles s'adressent en outre à des équipes qui disposent, si elles le veulent, d'un véritable potentiel pour s'adapter aux nouvelles conditions de notre métier, je reste confiant même si nous devons nous attendre à ce que l'exercice 2007 soit l'année des changements attendus avec en corollaire de nombreuses difficultés à court terme à résoudre mais des espoirs concrets de progrès dès 2008…
Chacun d'entre nous a et aura sa participation à jouer dans ce cadre qui, plus qu'un challenge est un véritable défi qui nécessite, avant tout des critères de BON SENS, REACTIVITE, TRANSPARENCE, PROFESSIONALISME…
LUC VIDAL
Administrateur Directeur Général
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